Dimanche (22/11/09)
Bla bla blahhh
Ce matin, ma coloc m'a vu à poile... Non non, pas entre apercu brievement par la porte de la salle de bain mais en plein milieu du salon (et de sa lumière du matin) en revenant de mon pipi matin. Si on peut plus dormir à poil maintenant... Et puis j'suis sensée être seule le weekend merde! Je vais être dans l'obligation de la tuer. Avec un peu de chance la vision d'horreur de ma cellulite la hante et elle va se suicider d'ici demain.
Mouahahah. Rire jaune fluo.
Bref, en parlant d'être à poile. L'homme sans coeur et moi sommes allés à la piscine. Ya des fois c'est juste impossible d'être convaincu qu'il a 25 ans. J'ai une tendresse terrible grandiose afreuse gargantuesque pour cet homme. Cet homme?
Mouahahhhaa n°2.
J'aime qu'il s'extasie sur les casiers à bracelet magnetique et sur les fontaines à bulles. Qu'il s'accroche à mon cou, les jambes enroulées autour de ma taille pour que je le trimballe d'un bout à l'autre du petit bassin. La prochaine fois, on lui prendra le tarif - de 6 ans.
J'aime que se mains soient encore irremediablement attirées par ma peau. Ya des fois j'ai juste envie de le serrer dans mes bras tellement fort qu'il fusionnerait dans tous mes pores et je ne sentirais plus le grand vide de son absence. Je serais remplis.
Il essaye de faire des efforts. Et je sais que certainement ça ne suffira pas. Mais aujourd'hui c'était bien. Jeudi aussi. Alors je m'empresse d'ecrire avant que ça explose et que j'ai juste envie de dire des saletés sur son dos. Pas qu'il n'y en ai pas à crier sur tous les toits. Il reste assez monstrueux les jours pairs. Mais j'essaye de garder le beau. Le mauvais me hante déjà sufisament pour ne pas en plus l'immortaliser ici. Mon antre de non-objectivité.
J'ai dit à ma grand mère que j'avais eu la meilleure note des 8 classes de première année en audio visuel pour calmer en peu son anxieté chronique face à mon avenir incertain. Il y a eu des Oh et des Ah, je crois même qu'elle a appelé touts son repertoire dès que je suis partie pour vanter un peu les merites de sa progeniture. J'ai retenté l'experience avec ma mère qui a repondu "la machine à laver est en panne, faut aller laver ton linge chez mamie" Moi aussi je t'aime, maman... Je sais pas bien c'que ça peut me foutre. J'ai passé l'âge qu'on s'extasie sur mes "bonnes notes". N'empêche...
J'ai vu trois films en trois jours. 2012 et j'en ai juste trop marre que personne en ai rien à foutre quand les Gordon de ce monde ce font tuer dans les films. Bref, c'était d'une nulité incroyable. Cela dit j'y suis allée pour les effets speciaux et j'ai été plutôt bien servit de ce côté là. Mais ce film m'a vraiment demoraliser de bêtise humaine. ET GORDON C'ETAIT PEUT ETRE QUELQU'UN DE TRES TRES BIEN D'ACCORD??! Mary et Max qui est juste mon film préféré de cette année je crois bien (et peut être même de l'année dernière avec Eldorado) une vraie perle d'humour et de graphisme sublime et bala bla bla. Vaut mieux que j'arrête tout de suite. Et puis l'imaginarium du Dr Parnassus. Bon bon, mitigée quoi. J'crois que mon amour pour Heath Ledger m'enlève toute forme d'objectivité qui pourrait encore exister dans mon cerveau. Bon et puis surtout, on s'en tape royalement de mes pseudo chroniques cinematographiques. N'empêche que je regrette souvent de ne pas avoir fait une licence de cinema plutôt que lettres. J'aurais rien fait avec dans les deux cas, mais j'aurais surement beaucoup moins séché les cours.
L'homme sans coeur va m'apprendre à projeter la semaine prochaine!!!! Ah, bonheur. J'vais être comme une vraie geek devant la machine. J'sens dejà la fascination pour les millions de photogrammes qui vont me passer dans les mains me traverser tout le corps.
Kournikova voulait m'emmener à un anniversaire dans une espèce de boiîte à poufs pas trop loin d'ici. Il aurait fallut que je m'habille "correctement" et que je danse sur de la house en payant 8 euros mon verre de vodka. Je dis que je ne suis pas encore assez vielle pour me rabaisser aurtant. JE NE METTRAIS PLUS DE TALON POUR PERSONNE. Je dis que le samedi soir chez soi de temps en temps à siroter un litre de grenadine, à écouter Lily Allen en fumant un narguilet en solo c'est pas si mal finalement.
Je sais je sais, je brasse la surface. J'raconte des conneries et j'en viens pas au fait. Mais j'suis pas d'humeur à me disséquer le cerveau pour l'instant. Ca viendra. J'laisse d'abord les mots refaire leur place.On verra pour le reste quand je serais déjà un peu moins handicapé de la communication. J'suis pas encore vraiment à l'aise. Mais comme je l'ai dit, ça viendra
Sinon mon proprio est un nevrosé psychopathe et mon père est un raciste refoulé. Rien d'anormal...
Ecrit par ryne, à 00:39 dans la rubrique "Actualités".
Lundi (16/11/09)
Et puis quoi?
Bon voilà, j'ai publié mes petits textes lyriques. Je sais déjà que je les relirais lors d'un soir de depression profonde après avoir passé une heure en position foetus sous la douche devenu trop froide pour y rester plus longtemps. Et certainement que j'y trouverais une forme de pathetisme profond qui me donnera envie de me tirer une balle. Mais j'ai de la chance, je ne vis pas en Californie, sera difficilement réalisable.
Cette histoire, c'est un peu un monde à part de mon cerveau. J'me lance dans mes récits avec toute la colère et la tendresse du monde en même temps. Ca donne des textes qui tourne en rond, un peu, et qui n'avance à rien. Même pas sur que ça me soulage de les écrire. Mais une fois que le texte est finis, j'ai ce petit sentiment d'avoir avancé dans l'histoire, vu que je viens d'en ecrire une page. Même si dans un sens ce n'est qu'une illusion. Y a une epoque je lui aurai ecris un roman en une nuit si je l'avais voulu. Maintenant j'y arrive plus.
C'est toujours plus beau quand on le vis, maintenant. Et quand je l'ecris, j'trouve que ça perd toute sa beauté. Et j'en ai plus envie. Je me force un peu. Mais je sais qu'un jour, j'me remercierais pour ça, même si j'ai un peu de mal à le croire là tout de suite.
J'aime les monologues.
J'ai une crève fabuleuse. Depuis que je suis rentrée de Norvège en mars dernier, je tombe malade environ une fois tous les deux mois. Et j'parle pas du rhume des foins. J'parle d'une bacterie mutante qui me fait respirer comme dark vador (faudrait que je m'enregistre pour prouver à quel point le mot est juste) et même qu'en mai dernier pour mon anniversaire (et oui j'ai été malade non stop pendant presque 2 mois) je me suis decollée un muscle en toussant. Mon medecin a cru que je m'étais pétée une côté, j'ai du faire une radio du thorax. Bref, ma vie est tout à fait palpitante (n'est ce pas Pénélope)
J'aime les parenthèses.
J'aimerais bien me remettre à écrire. Je veux dire autre chose que ma merde habituelle. Même si ça n'avait pas vraiment d'utilité, avant je pouvais ecrire trois pages sur le récit détaillé d'un seul week end, et ça me fait toujours sourire quand je me relis aujourd'hui. Même si je trouve toujours quelque chose à critiquer et que ça me parait inutile à lire pour les autres. J'pense que c'est surtout du au fait que je ne sais plus "comment" ecrire. Quand je parle de Jerôme ya mon vieux style lyrique qui se pointe naturellement. Mais ya des fois j'ai juste envie d'ecrire un texte uniquement fait de blagues foireuses, d'ironie et d'auto flagelation. Et bref, j'my retrouve pas. J'aimerais bien tiens pour changer, parler de lui avec humour. Arrêter la niaiserie deux secondes et le présenter comme il est. Dans toute sa connerie de gamin d'un quart de siècle. Ca me plairait bien.
J'aime l'indécision.
J'crois que l'envie, elle me vient de mon retour aux livres. J'avais pas lu un seul bouquin en presque deux ans. Alors qu'avant j'passais ma vie au furêt du Nord à essayer de dénicher quelque chose qui me captiverait plus que mes cours d'éco. J'me souviens de ce que ça me faisait. C'était le fil conducteur de mon envie d'écrire. Et je buvais le style de mes auteurs comme une éponge, et je pouvais les lire à travers mes propres mots ensuite. A tel point qu'aujoud'hui encore quand je relis mes pages d'il y a 4 ans, je sais exactement si j'étais en train de lire Howard Butten, ou Chuck Palahniuk à ce moment là. C'est juste tellement flagrant. C'est une mani que j'ai toujours eu. Comme quand je revenais de Montpellier avec un accent du sud beaucoup trop prononcé. C'est à peine si je m'en rendais compte.
En parlant d'Howard (qui restera certainement l'homme de ma vie encore très très longtemps (et je te promets mon amour qu'un jour je viendrais te voir en clown pour me sevrer de ma phobie!!!)) Oui donc, en parlant d'Howard, j'ai reussit à motiver les filles de mon groupe pour qu'on bosse sur "quand j'avais 5 ans je m'ai tué" pour notre travail pluridisciplinaire. Et j'ai genre un milliard d'idée qui me traverse l'esprit pour le montage video. J'en ai parlé avec Costa, et ses yeux se sont mis à petiller parce qu'il voyait exactement c'que j'voulais, et qu'il avait envie qu'on le fasse ensemble. Bref, cette école, c'est vraiment une chance pour moi. C'est tout c'que j'voulais. C'que j'attendais pour demain. Et puis maintenant c'est aujourd'hui. Et j'ai qu'une hâte, trouver mon stage. Commencer à bosser. Mettre en place tous les projets que j'ai en tête. Trois ans, ça va être très très long.
C'est vrai que j'ai un peu de mal avec mon nouveau rythme de vie. Levée 6h retour à la maison 18H30 avec tout le taf qui va avec. Une heure de train allé/retour par jour quand la sncb ne fait pas des siennes avec ses retard prolongé. Pour une ex larve endurcit, c'est assez dur à tenir. Mais bon, c'est l'histoire du miel et du vinaigre. Sans ça je ne profiterais pas autant de mes week end.
La vie a vachement changé ces derniers temps. Pleins de gens que l'on ne voit plus. D'autres qui reviennent. Noé par exemple, si c'est pas la plus belle retrouvaille de ces dernières années j'sais pas c'que c'est. C'est assez dingue de savoir qu'on s'est connu dans cet école de capitaliste en devenir où rien au monde ne nous predestinait à prendre la voie qu'on a prise, et pourtant, sans même le savoir, on a pris exactement la même. Et maintenant on se revoit, et on a un milliard de choses a se dire, parce qu'on pense de la même façon et qu'on aime les mêmes choses. Bref bref, coincidence etc...
J'sais pas je résume. J'sais pas pour qui. Probablement que la dernière âme errante qui a encore la foi de passer par ici est la seule personne qui est déjà plus ou moins au courant de tout ça (DINE, MOI AUSSI JE T'AIME). J'me demande souvent pourquoi écrire. Pour qui? Jai peur qu'on tombe ici. J'en ai vraiment pas envie. J'me ressasse le côté nombriliste du blog duquel j'voudrais m'éloigner. Et puis j'me souviens c'qui me poussait à le faire avant. Dans toute l'insouciance de mes 17 ans. J'me rend compte de tous les gens que j'ai connu grâce à ces mots. Manu, Songe, Emma et puis Dine bien sur. Même ma coloc, on se serait jamais rencontré si c'était pas pour ce site. Et là j'arrête de penser à mon nombril, et j'me rappelle tout le bien que mes milliards de blog ont ramené dans ma vie. C'est peut être une epoque revolu.
N'empêche que ça me manque. D'écrire. J'arriverais pas à decrire avec exactitude ce que ça me faisait. Ce que ça faisait de moi, surtout. J'peux comprendre que pour pleins de gens ça sert à rien. Mais j'ai des gens dans ma vie qui prouvent que ça sert, et pas qu'un peu.
Le plus beau compliment qu'on m'a fait sortait du clavier d'une petite metisse marseillaise. Elle me disait que j'avais quelque chose dans l'ecriture, au delà de toutes mes fautes d'orthogrpahe et qu'il fallait que je continue d'ecrire. Surtout que je continue.
J'pense que ce quelque chose, je l'ai perdu quelque part. Mes mots ne me font plus grand chose. Mais j'compte bien recuperer tout ça.
Ecrit par ryne, à 14:03 dans la rubrique "Actualités".
A mes risques et périles
J'ai envie d'ecrire sur toi. Comme avant. Des litres et des litres de mots deversés sur un torrent de n'importe quoi qui ne va jamais nul part. Parce que c'est toujours plus ou moins le même bordel, mon bordel certe, mais j'crois que même moi ça a finis par me lasser, et ma creativité avec.
Je lis les mots de Dine. Ces mots surealistes qu'on croit qu'ils ne peuvent même pas exister dans cet ordre là, parce que ce que ça dit c'est juste la beauté imprimée devant les yeux de celui qui sait faire des images avec les mots. Et moi je sais. Malheureusement, je sais.
Et ça me renvoie l'imperfection totale de nos moments à nous. Même quand tout ton corps est accroché au mien, et que tu m'embrasses le visage comme si tu m'aimais.
Oui, comme si. Et des que tu t'en vas, l'illusion se bart en même temps que toi. Comme si le courant d'air de la porte qui claque derrière toi ballayait tous les sourires qu'il pouvait me rester.
Mais quand tu es là, ça semble rel. Ca semble vrai, et valoir la peine. Ca me rend heureuse de ta savor dans la même pièce que moi. Et puis tu t'en vas et je remet les choses dans l'ordre. J'me demande comment t'oses dire que tu m'aimes encore, toi qui sait ce que c'est que d'aimer quelqu'un. Comment t'oses me dire que c'est pas vrai que tu ne m'aimes plus, alors que tu peux dormir sans moi sans que ça te file des cauchemards. Que tu peux me faire pleurer sans que ça perturbe ton ronflement grotesque qui m'insulte l'oreille de toute l'indifference qu'il represente.
J'pense que t'as besoin de moi, surtout. Besoin de tout mon amour collant. De mon regard d'amoureuse transi qui te regarde comme si t'étais Jonnhy Depp mais en beaucoup plus beau. Dans mes yeux t'es mieux que l'autre con qui brille au soleil. Avec tous les pouvoirs de superman et davi cooperfield reunit. Et ça te fait du bien.
Je sais que je reste là. J'y resterais toujours. Attendre l'autre Jerôme. Celui qui m'a tout dit, avec la plus belle sincerité du monde. Tout dit. Ces mots qu'on ose même pas entendre, parce que malgré tous les films que j'avais pu me faire, même dans mon imagination la plus tordue j'tavais jamais entendu dire des trucs pareil. C'était tout ce que j'avais jamais voulu entendre et plus encore. C'était toi, devenu exactement celui que je voyais en toi. Toute la beauté que je continue d'esperer quand j'te regarde avec mes pauvres yeux de biches egarés. Ce même regard qui te fait te sentir beau, c'est celui d'une pauvre conne qui attend celui qu'elle a enfin rencontré un matin de juin. Plein de soleil et d'alcool. Et pour toute la beauté de cet homme qui est sorti de ta bouche et de tes yeux, j'attendrais toute une vie sil le faut. Parce que personne ne sera jamais plus parfait lui. Il m'a offert un moment de pure bonheur. Ce "il" que tu portes à l'interieur de toi. J'attendrais qu'il me revienne.
Des fois jcrois encore l'appercevoir. Quand je lis dans tes yeux que t'es dans ta phase "j'ai 7 ans". Ces bribes de moments fous où j'vois ce gamin que t'as été qui vient encore foutre sa douceur autour de moi. Ya des fois aussi, quand tu me regardes, j'sais ce que tu penses. J'sais que tu te dis que tu te debarasseras jamais de moi. Que je ferrais toujours partie de ta tête. Et que dans un sens, ça te rassure enormement. Tu sais que contrairement à tous les autres, moi jte quitterais jamais. Mais jsais aussi que ta soif de nouveauté c'est jamais arrêté aux choses materielles. Et que tu trouveras surement bientot un charme fou à une pauvre fille qui sera toute resplendissante de sa nouveauté rien qu'a elle. De toute l'etendu des possibilités qu'offre son statut d'inconnu, et que tu vas y croire, et que tu vas dechirer mon coeur, et que tu vas revenir, apres m'avoir bien torturé, parce que tu m'as dans la peau, et que tu ne veux pas l'admettre. Tu ne peux pas m'oublier.
Alors pourquoi tu essayes?
J'voudrais qu'on en fasse une force, de cet attachement là. Qu'on arrête de le voir comme une fatalité pesante, mais plutôt comme une chance. Parce que si tu regardes bien, s'en est une. T'en connais beaucoup toi des gens qui ont besoin de se faire mal aux mains à force de les serrer trop fort, sous pretexte qu'on a peur que l'autre s'en aille?
On ne fais plus l'amour maintenant. Je fais comme si ça me derangeait parce que ton corps me démange, bien evidemment. Mais j'suis surtout extrêmement fière de toi. Que t'arrives à te tenir à c'que t'as dit. A assumer ton choix. J'pourrais t'en vouloir de me pendre dans tes bras et te traiter d'allumeuse. Mais j'veux pas. J'vois que le grand pas en avant que t'as fait. J'vois seulement que malgré ça, tu continus de dormir avec moi et de prendre ma main pour que je m'endorme. J'vois enfin que tu ne te rattaches pas qu'à mon corps. Je suis tout le reste aussi. Et je m'excuse si je m'étais permise d'en douter. J'vois tout ton corps qui se transforme sans mes caresses, et ce non que tu t'imposes. J'vois dans tes yeux que tu crèves d'envie de céder, mais que c'que tu veux encore plus c'est être plus fort que toi. J'te dis que tu fais des manières, avec un grand sourire. Juste pour te tester. En vrai je suis fière. Extrêmement fière. Tu es en train de changer. Et c'est tout c'que j'pouvais te souhaiter.
Quant à ce que je me souhaite à moi? J'me souhaite d'avoir raison de croire en toi. J'me souhaite de te faire ouvrir les yeux sur l'évidence. Celle que t'as su voir en juin. Celle qui est devenu réel ce jour là. Et depuis je sais de source sur que malgré tous les coups dans l'abdomen, j'continuerais.
A mes risques et périles.
Ecrit par ryne, à 12:48 dans la rubrique "Actualités".
Samedi (24/10/09)
Utopisme bonsoir
Il dit que quand il me voit, c'est toujours plus fort que lui. Il dit c'est ta texture, c'est ton odeur. C'est l'attraction fatale et ça le sera toujours. Je l'écoute. Je souris, mais je garde cette peur à l'interieur. Celle qu'on va gâcher ce qu'on a. Qu'on ne sera jamais heureux à force de vouloir notre solitude pour oublier le passé. Tous ses couteaux qui me crèvent le dos. Toutes mes mots degueulasses et mes crises d'hysterie. On a tout ça à oublié, et peut etre que quand le jour sera venu, et qu'on aura enfin tout foutu aux oubliettes, ça sera trop tard. Et cette angoisse là m'empêche d'entendre comme je le voudrais toutes les jolies promesses qu'il peut me faire. Je ne suis pas aussi dupe que lui.
Les autres en ont marre. Toujours la même histoire. On ne peut pas nous laisser ensemble deux minutes sans que ça cré un drâme. Je cris, il crit, il se bart, je le suis, je me bars, il me suit et on finit par des declarations et des je peux pas t'oublier et ça n'a juste aucun sens pour les autres. Tout le rationnalisme qu'on peut avoir quand on est le regard exterieur les empêche de voir qu'ils ont deja surement ete a notre place. Même si j'la souhaite à personne.
Je me doute bien que l'avenir nous le dira, et que si en effet, mon angoisse se concretise, c'est qu'on etait pas fait l'un pour l'autre. Oui, c'est sur. Sauf que moi je me connais, il sera mon seul amour. Et s'il en est autrement, je sais deja que je ne me le pardonnerais jamais. D'avoir baissé les bras, de ne pas avoir tenu la distance. Je m'en voudrais personnellement.
Je pense qu'il est maintenant claire que je n'ai aucun envie de me remettre de cet amour. Je veux juste oublier le passé. Oublier mes erreurs qui me rongent le cerveau. Oublier surtout les siennes. Et le croiser dans la rue. Recommencer. Dans longtemps, ou pas. Au plus vite en tout cas. Parce que je suis incapable de respirer conrrectement en attendant. Ma vie est irremediablement lié à cette histoire. Je sais que c'est malsain. Je sais très bien tout ça. Mais c'est aussi un bonheur si palpable quand enfin on arrive à être l'un avec l'autre. Un instant parfait fait de quelque chose d'affreusement ordinaire. Et personne d'autre ne m'a jamais donné ça. C'est un magicien.
Je suis etrangement sereine. Je crois que dans le fond, et malgré toutes les leçons que j'ai apprise et la realité qui colle partout, j'y crois. On se retrouvera. Rien d'autre ne pourrait avoir de sens.
Utopisme bonsoir, et peut être que c'est pas plus mal.
Il y a ma vie qui commence, sur un tout autre plan. Et ça me fascine. D'enfin me sentir exactement dans la bonne direction sur le plan professionnel. Toute ma personne est faite pour ce metier. Et l'ego se remet tout doucement. La bonne à rien va se relever.
Et plus tard, je vivrai sur une péniche.
Ecrit par ryne, à 13:05 dans la rubrique "Actualités" - Mise à jour : Lundi 16 Novembre 2009, 13:06.
Dimanche (27/09/09)
...
Ecrit par ryne, à 15:54 dans la rubrique "Actualités".
Lundi (31/08/09)
Parce que
"Parce que tu es à moi et que je suis à toi."
C'est toi et moi dans le noir de ma chambre et les murs qui se souviendront toujours de cette phrase que j'ai eu le culot de balancer dans tes yeux avec la peur terrible que tu ne me repondes pas.
Et il y a ton "je sais" qui me resonne dans la tête. Cette toute petite approbation, dis sur le ton de la tristesse, parce qu'on sait que tout ça n'est pas un rêve mais qu'on s'en réveillera quand même. Je ne sais même pas si ça me fait du mal ou si ça me fait du bien. Mais je sais que cette phrase est aussi vraie que un et un font deux. On serra toujours irrémédiablement lié. Même quand on ne sera plus que les vieux débris de nous même et que nos miroirs ne nous reconnaitront plus. Tu auras été à moi et jaurais été à toi. Au moins cette nuit là et surtout pour nous deux.
Nos corps se font l'amour et nos esprits la guerre. Mais peu importe. Bien sur je prefererais être heureuse, mais dans un sens peut etre que tout est à sa place. Depuis que je suis toute petite j'appelle en hurlant la passion pour qu'elle me brise par tous les pores. Alors voilà, elle est là, et elle me dechire tous les organes, mais je respire encore, parce que j'en veux toujours plus. De tes bras, de tes mots, de ton regard de gamin attendrit qui ne veut pas me lâcher. Parce que tu ne veux pas me faire mal mais que tu es né pour ça. Parce que posséder quelqu'un ne peut être que malsain et douloureux, oui, tout est sûrement bien à sa place.
Je pense que je serai heureuse un jour, quand tout ça sera finis. Et sûrement que dans le fond de mes tripes, il me manquera toujours ton corps à toi pour combler tous mes vides. Mais j'ferrais sans et j'avancerai quand même. Je le sais bien. Il n'y aura pas de fin heureuse à nos deux coeurs.
Mais je me suis faite à l'idée que toutes les histoires ne sont pas faite pour durer. Je choisis l'intensité à la perfection. Quitte à tout perdre. Parce que j'y crois vraiment, je suis née pour t'aimer, et j'le ferrais jusqu'au bout. Jusqu'a ce que tu comprennes que je ne serais jamais partie, si seulement tu avais eu les couilles. Mais tu ne les auras pas, malgré tout l'amour que l'on se porte, parce que je sais très bien que cette connerie tu as besoin de la faire pour realiser ce que c'est que de perdre le vrai bonheur. Et que tu es le mal de l'absence jusqu'à ce que tu apprennes ta leçon. Et finir par te battre pour le prochain. Alors j'veux bien me sacrifier. Et peut être même que j'arriverais à m'en remettre.
Ecrit par ryne, à 21:11 dans la rubrique "Actualités".
Jeudi (02/04/09)
L'hibernation des mots
*C'est d'abord le concert de Weeding Dub à la Condition Publique. Mathilde et moi dans nos sarouels "made in Moon" et la fierté qui va avec. La bouteille de vin blanc la moins cher du monde qu'il nous a fallu 107 ans pour ouvrir avec nos petits bras tout flasques. Tout ça pour boir comme deux pochtrones sur le parking d'en face. C'est forcement la moitié de la bouteille dans mes dents. L'euphorie qui me rattrape. L'entrée à 1euro, ça me fait doucement sourire. C'est moi qui raconte ma vie. Et puis c'est elle. C'est nous, nous, nous. On sa ballade pour trouver les toilettes. Mais on se croirait à Versailles tellement ya de pieces dans ce machin et les murs n'ont même pas de fin. Y a des tableaux partout. On fume une clope dehors avec des inconnus. On invente Harmonie Coutaut. Et puis on se retrouve au milieu de tous ces gens, dans un endroit encore plus petit que les toilettes. On les ecoute et on se balance tous en même temps. Y a des bras qui se lèvent et des sourires qui poussent. Y a tout un tas de visages et ça me fascine. Sur le retour on appelle Costa. Parce qu'on est bourrée et qu'on a 14 ans. On finit par laisser un message de merde sur le repondeur. "SOS suicide bonsoir...". Et en allant me coucher, j'ai souris en entendant mes oreilles qui bourdonnaient encore. 19/02/09
*C'est mon 14ème sur la tempe droite histoire de retablir la symétrie parfaite. 10/03/09
*C'est mes mots que je ne trouve plus. Et tous ces blogs que je relis. Et les souvenirs qui s'y rattachent. Combien de fois les mots m'ont sauvé du moins bien. Si je n'avais pas eu tous ces gens, j'sais pas où je serais aujourd'hui. Peut être au même endroit, mais je ne serais definitivement pas la même.
*C'est Colin qui sort avec Mahtilde.11/03/09
*C'est les samediS midi avec mamie. Malgré le manque de sommeil ou la gueule de bois, j'braverais toutes les guerres plutot que d'annuler un repas chez elle. Elle est ma precieuse petite grand mère. La seule que je sers volontier dans mes bras sans me forcer. Celle qui aime sans jamais RIEN attendre. C'est l'amour pure et gratuit. C'est le plus grand que je n'ai jamais vu. Roméo peut aller se rhabiller.
*C'est le concert de Caravane Palace au Splendid. La route à pied jusque là bas avec mon ptit. "On devrait aller à la piscine!!!" "Quand est ce qu'on arrive?" "Mais on est absolument pas perdue!". En effet, on l'était pas. Comme deux connes on se pose devant les dernières chansons de Delbi (dont il faut absolument tout ecouter, clickez sur le lien), on crit son nom comme deux groupis en pleine crise hormonale "ROMAINNNNN!". On a même pas honte de nous. Je regarde les gens. Ils me fascinent tous. Je les deteste aussi. Moi et les autres, c'est l'amour vache. Et puis le concert commence. D'abord une chanson avec uniquement les instrumentales pour commencer à nous chauffer les pieds. Et puis la ptite demoiselle arrive avec sa grande voix qui vibre par dessus nos têtes. Avec sa jolie robe et ses bas resilles. Comme si elle sortait d'ailleurs, mais surement pas du son de cette musique là. J'aime bien le decallage. Je cris. Je pousse les gens pour que Mathilde puisse voir quelque chose. On monte dans les gradins pour les dernières chansons. On se retrouve juste à côté de Delbi. Je jigotte bizarrement comme s'il sagissait de James Dean. Je ris interieurement de ma stupidité chronique. C'est la fin. On applaudit. Merci. Au revoir. "Suis moi, j'ai un grand sens de l'orientation!" "Et Mathilde, ça serait pas un cul de sac là?...". On tombe malgré tout sur une rue fabuleusement decorée de tags immenses. Je prend une photo. Je prend deux photos. Je dors. 13/03/09
ET AUSSI
*C'est Colin qui n'est plus avec Mathilde mais qui malgré tout continue de venir me raconter sa vie dès qu'il me croise. Et qui me demande comment va la mienne. Et c'est surtout cette envie de lui raconter, malgré notre lourd passé d'enemis jurés! Ca me rappelle que tout peux changer. Et jamais quand on l'attend.
*C'est Costa qui est loin. Qui passe 1 mois sans donner de nouvelles a cause de sa vie qui prend trop de tournants en même temps. Qui revient comme une fleure pour m'annoncer qu'il est de nouveau avec Georgette. Et son etonnement totale quand il me voit mal reagir. Mais sur quelle planète vite cet homme pour oser penser que j'allais bêtement sourire et me rejouir pour lui,je vous l'demande? Désolée mais je ne suis pas une personne assez bien pour passer outre cette ignoble sentiment de jalousie, d'echec et d'inferiorité que leur couple represente à mes yeux. J'aimerais bien, mais je ne suis que ma propre faiblesse. Costa qui debarque chez moi, qui me regarde avec ses yeux vident de tout ce que j'y ai déjà vu. Parce qu'on a plus rien à se dire et qu'on le ressent tous les deux. Cette fois c'est vraiment mort. Cette mauvaise herbe qui nous entortillée les jambes l'une à l'autre et faisais de nous ce mélange de regards et de complicité qui me rassurait pen,dnat les coups dures. Elle a finnit par se déssecher de son côté, et à nous liberer l'un de l'autre. Sauf qu'a ma jambe, la mauvaise herbe reste collée. Et le poid des racines, encore accrocher à ma pauvre cheville degonflée par l'absent, m'entraine vers des fonds degueulasses. Et le pire dans tout ça, c'est qu'à force de l'arroser de mes larmes, la mauvaise herbe prend des forces monstrueuses, et j'ai bien peur qu'elle ne m'enterre. C'est nous deux à paris, réunnit par l'inadvertence dans cette ville qui n'est pas à nous. C'est un matelat une place et nos deux corps dedans. Et rien. Pas un seul geste qui laisse paraître qu'un jour, dans le secret de tous et surtout de nous même, on s'est aimé en même temps. 16/03/09
Et le reste, c'est plus tard.
Ecrit par ryne, à 02:09 dans la rubrique "Actualités" - Mise à jour : Jeudi 2 Avril 2009, 14:28.
Mercredi (11/03/09)
...
Ecrit par ryne, à 01:06 dans la rubrique "Actualités".
Mardi (10/03/09)
L'être
Et puis c'est chacun sa merde. C'est comme ça et pour toujours Et on dirait qu'à l'allure où ça va, c'est plus nos rêves qui nous rapprocheront, mais seulement nos erreurs et nos regrets.
Aigreur bonsoir, comment vas tu?
J'aimerais savoir quand est ce qu'on arrive. Au bout de la psychose interdite et de la paranoïa inutile et solitaire. Quand est ce que je recommence à sourire sans que ça soit pour de faux?
Il y a trois mois on me disait. "Tu verras dans trois mois, comme tu l'auras oublié.". Et puis j'en suis au numero 7. Officiellement sans ses bras. Oficieusement beaucoup moins, forcement. C'est toute la nature de l'horreur qu'on a fait naître entre mes draps. Ma faute à moi.
Il est tellement loin. De mes mains, de mon reseau, de toute la connection de mes sens qui doit maintenant se faire sans lui et qui ne sait pas comment ça marche. J'avais pourtant une vie avant lui. Et ça marchait très bien. C'est à n'y rien comprendre.
Si on m'avait dit que l'amour detruisait autant, j'aurais peut être reflechit un peu plus avant de m'y jetter comme ça. Mais comme on l'a déjà dit. C'est chacun sa merde et pour tout l'monde pareil. Qui n'aurait pas envie de s'y jetter pleinement. Une fois que l'être brille devant nos yeux naifs, ça brouille les pistes et on perd pied. Ouais, c'est pour tout l'monde pareil..
Du haut de ma Tour d'Ivoire, je regarde le vide devant moi, alors qu'au fond, si je regardais à droite ou à gauche, je verrais des milliers de gens prêts à sauter pour le même Amour perdu, trop occupés à regarder leur petit malheur, pour voir qu'ils ne sont pas seuls. Parce que dans la douleur, on se sent toujours seul. Même quand on nous tiens la main. Les gens qui souffrent plus que nous. Les gens qui s'en sont sortis. Ceux qui veulent nous aider. Aucun d'entre eux n'enleverra le poid de l'Absence. L'Absence qui semble tenir à nous comme on voudrait que l'être cher le fasse.
L'absence de l'être qui continue de vivre, quand on ne fait qu'errer comme un vieux chien sans maître. C'est le pire des parasites qui ne m'a jamais collé le coeur.
J'voudrais oublier. Dormir jusqu'à ce que sa peau ne fasse plus partie de mon odeur. Jusqu'à ce que son corps ne m'evoque plus qu'une ombre parmis celles des autres. Pour avancer.
Très certainement que je ne fais pas de mon mieux.
Je n'ai aucune excuse. Et je ne m'en cherche plus. Cette douleur là après tout, c'est tout ce qu'il me reste de lui. Alors laissez moi l'aimer.
Ca s'appelle l'auto-destruction. Ca s'appelle l'être humain.
_"Allo la police, on a tué mon ego."
Ecrit par ryne, à 01:01 dans la rubrique "Actualités" - Mise à jour : Mardi 10 Mars 2009, 11:12.
Vendredi (13/02/09)
Inconstances
On changera pas le monde. Et encore moins les gens. J'pourrais crier que j'ten veux de te comporter de façon à ce que je sois obligée de t'en vouloir. De te trouver minable et sans principe. T'es là pour personne dès que ça te demande un peu trop d'effort. J'crois qu'y a rien de pire que les gens sans principe (ou seulement les gens qui pensent qu'ils ne trahiront jamais les leur)
J'pense que ta vie c'est plus la mienne, surtout, et qu'il faut que je m'y fasse. Si t'as decidé d'être un connard, y a plus que toi que ça regarde dans le fond.Faut pas que ça m'empêche de dormir. Faut pas que je crois que par la force de l'histoire qu'on a eu, tu me dois toute une vie de bons et loyaux services. Tu partais dejà du principe où tu me devais rien quand on était ensemble, alors faut pas rêver.
Dans le fond c'est pareil pour tout le monde.
C'est juste dommage que tu sois un mauvais ami. Parce que tu vois, j'etais en train d'essayer. Faire en sorte qu'on puisse être des amis et plus des amants. Pour ne pas te perdre et pour te faire plaisir. Et la petie victoire, c'est quand tu es venu mardi, et qu'en te regardant, je t'ai trouvé moins beau que d'habitude. Tu avais perdu un tout petit peu de l'emprise que tu as eu sur moi.
Et puis voilà, devant mes yeux j'abdique. Tu n'es definitivement pas quelqu'un sur qui je peux compter. Pas envie de reflechir. Pas envie de savoir si t'es comme ça parce que c'est moi. Pas envie de me demander si c'est ma parano qui parle à ma place. J'avais envie de te hurler au visage que ça ne se fait pas. Laisser les gens en plan. Pas repondre a des textos. Hurler que tu finiras sans personne ronger par les insectes. Mais l'indifference me parait plus saine.
Parce que j'veux pas te detester. Ca serait pire que tout. Et puis parce que je le pense pas. T'auras qu'à finir heureux et vieux. Ca me ferra plaisir.
Jusqu'à ce que demain, je change encore d'avis.
Ecrit par ryne, à 15:52 dans la rubrique "Actualités".



